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- Isabelle
- Prise de conscience
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Bien avant les premiers effets de la crise économique, la grande majorité des français se plaignait de la baisse de son pouvoir d’achat.
Oui, mais lequel ? Celui du logement ? De la nourriture ? Des autres besoins ? Et par rapport à quand ? Car, en l’occurrence, les besoins d’aujourd’hui ne peuvent être comparés à ceux d’hier.
Pour ne prendre que l’exemple de la nourriture : ce budget représentait 50% des revenus en 1900 pour n’être plus que de 16 % aujourd’hui. Or mangeons-nous réellement 3 fois moins qu’avant ? En qualité, très certainement. Et il n’y a pas besoin des chiffres de l’INSEE pour avancer que nous y dépensons beaucoup, beaucoup plus qu’avant. Car ni en 1900, ni en 1950, les étals ne regorgeaient de tous ces plats cuisinés, produits prêts à cuisiner, prêts à consommer qu’offre l’agroalimentaire à la ménagère pressée d’aujourd’hui.
Où est donc alors passée l’incalculable différence ?
Dans tous les nouveaux besoins que nous nous sommes créés entre-temps : voitures et carburants, surface d’habitation et leur aménagement, vacances au long court, loisirs Hi-Tech, téléphonie portable, etc., etc. Certaines de ces nouvelles dépenses sont des progrès et il est nullement question ici de les remettre en cause. Mais le sont-elles toutes ?
S’endetter sur de longues années pour financer un logement salubre et fonctionnel, léguer un patrimoine à ses descendants, est pour la majorité d’entre nous une étape nécessaire. Mais de là à s’offrir le dernier cri du dernier cri, inévitablement plus cher, de surcroît à crédit, c’est tomber pieds et poings liés dans le piège que la société de consommation, acoquinée au néolibéralisme, ne cesse de nous tendre. En effet, quand les salaires n’augmentent plus ou si peu (à peine 0,5 % ces 10 dernières années), comment faire augmenter la consommation si ce n’est en favorisant l’endettement grâce à la baisse des taux d’emprunt ?
Corriger nos habitudes de consommation pourrait alors être un début d’amélioration de notre pouvoir d’achat, si ce n’était pas déjà trop tard : dans leur course effrénée au rendement, les marchés financiers ont paralysé le système avec des pertes qui seront répercutées sur tous, capitalistes et consommateurs, états et citoyens.
D’où l’importance de ne pas tomber dans le piège de la surconsommation, favorisé par l'augmentation des surfaces de chalandise de la grande distribution et l'ouverture de certains magasins le dimanche.
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- Isabelle
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Une fois la prise de conscience passée, se pose LA question délicate : Comment changer mon mode de vie pour le mettre en accord avec mes convictions profondes ?
Faut-il tout quitter ? Démissionner de cette entreprise qui travaille pour l'industrie nucléaire, l'aviation, l'automobile ?? Faut-il fuir ce monde consumériste et aller s'installer dans les hauteurs d'une montagne vierge pour vivre de ses propres cultures, à la lueur d'une bougie au coin de la cheminée ???
Cela pourrait avoir son charme, mais, raisonnablement, est-ce comme cela que nous nous en sortirons ? Et puis, je dois bien avouer que j'apprécie mon lave-vaisselle, ma voiture et mon ordi. Non, je préfère de loin "Courage, restons !"
Mais restons résolus à faire évoluer les choses, en espérant pouvoir faire tâche d'huile dans notre famille, dans notre réseau social et amical. Particulièrement en ville, particulièrement dans une cité inhumaine, on doit vivre de manière plus respectueuse de la nature.
Les premiers supermarchés Bio s'installent dans les grandes agglomérations. Certaines communes mettent en place une gestion environnementale réellement écologique. De grandes sociétés, dans divers domaines, commencent à offrir des solutions écologiques à leurs clients. Ce sont leurs exemples que vous pouvez découvrir dans la rubrique "Ils nous donnent le La".
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